... Plus de cas

Dans un souci de rendre synthétique cette partie II pourtant très riche, nous n'avons illustré les fonctions de la bioluminescence que par quelques exemples choisis.
Cette rubrique regroupe donc plus de cas et d'exemples, trouvés et étudiés au cours de nos recherches.

Vous pouvez également vous reporter aux albums photos des espèces abyssales, terrestres, végétales et bactériennes.

Défense


Le poisson Hachette qui vit entre 300 et 600 mètres de profondeur, assure un camouflage efficace, en ajustant la lumière produite le plus étroitement possible à la lumière environnante. Certains animaux sont capables de maintenir leur camouflage en modifiant l'intensité de leur bioluminescence.

Poisson hachette Poisson hachette

Le calmar Abraliopsis présente différentes intensités de lumière, celui-ci s'adapte et modifie sa lumière ventrale. Pour cela, le céphalopode dispose pour cela d'une vésicule photoréceptrice qui reçoit la lumière et l'analyse pour lui permettre d'ajuster son intensité de bioluminescence. Ainsi, il peut se camoufler suivant les  différents types de lumière ; de jour comme de nuit.

L’Argyropelecus affinis gobe ses proies, surtout des petites crevettes. Il lui arrive de remonter vers la surface (300 m maximum) pour trouver sa nourriture. Or à cette profondeur, il se peut qu'il y ait de la lumière, ce qui le rend vulnérable puisqu'il est facilement visible à tous prédateurs le regardant d'en bas. C'est pourquoi il possède un système lumineux au bas du ventre qui aveugle les prédateurs situés en dessous de lui croyant qu'il n'y a rien à la surface.

La méduse Atolla, qui vit dans les abysses des océans se défend face aux prédateurs en propageant des ondes lumineuses le long de son corps (éclairs bleu). Elle devient alors plus impressionnante.

Chez chaque espèces de la famille des Lampyridae, les larves rougeoient pour repousser des prédateurs.

Les algues planctoniques de la famille des Dinoflagellés produisent une lumière par bioluminescence. L'une de ces algues les plus connues est Noctiluca miliaris. Ainsi, elles se mettent à briller d'une couleur bleue, cela a lieu suite à un contact mécanique, par exemple avec la coque d'un bateau. C'est une réaction de défense de la part de ces organismes. Cette production de lumière est même observable par satellite lorsqu'un bateau traverse une "colonie" de ces algues microscopiques.


Attaque

 
L’Enypniastes eximia, appelée également "danseuse espagnole abyssale". Cet animal fait partie des concombres de mer. Elle possède un système de défense peu commun: lorsqu'elle est dérangée par un intrus, sa peau granuleuse s'illumine et se détache pour adhérer au museau de l'agresseur. Ce dernier, ne peut se dépêtrer de cette peau collante et bioluminescente et devient vulnérable.

La colobonema sericeum, appelée aussi "Méduse soyeuse" est transparente, discrète et facilement reconnaissable grâce aux extrémités de ses tentacules qui sont toute blanches. Lorsqu'elle est attaquée, ces derniers se détachent du corps de la méduse et s'éclairent subitement. Le temps que le prédateur, surpris par le dispositif bioluminescent, reprenne ses esprits, la petite Méduse soyeuse s'est évanouie dans les ténèbres.

 Calmar en chasse

 

 

 Calmar en chasse

 

Reproduction et communication


Les micro organismes composant le plancton bioluminescent utilisent la bioluminescence pour être mieux vus des poissons : le poisson, attiré par ses lumières arrive et les avale. En effet, le plancton se reproduit plus vite dans l'abdomen du poisson que dans l'eau propre (présence de bactéries, température plus élevée…) ! Et il arrive ainsi que dans des régions où l'eau est plutôt pure, on puisse voir de petits nuages bleutés se former dans l’eau.

Les Myctophidés ou poissons lanternes possèdent un dimorphisme sexuel remarquable; les femelles adultes acquièrent la forme globuleuse habituelle de ce groupe, tandis que certains mâles restent de petites taille (mâles « nains ») et deviennent parasites des femelles sur lesquelles ils se fixent, dégénérant en un sac à spermatozoïdes.

Poisson lanterne Poisson lanterne

Les Chauliodus ou poissons vipères présentent des rangées parallèles longitudinales de photophores de chaque côté du ventre. Une des fonctions de cette luminescence serait d’être un signal de reconnaissance intraspécifique, favorisant entre autre le rapprochement des sexes au moment de la reproduction.

Les lampyres (vers luisants) utilisent un flash périodique au niveau de leur abdomen pour attirer leur partenaire lors de la reproduction.

Le poisson vipère des abysses présente des rangées parallèles longitudinales de photophores de chaque côté du ventre. Une des fonctions de cette luminescence serait d’être un signal de reconnaissance intraspécifique, favorisant entre autre le rapprochement des sexes au moment de la reproduction.


Eclairage


Le Stauroteuthis syrtensis est une pieuvre qui a ses tentacules qui produisent de la bioluminescence, elles lui servent à s’éclairer dans les abysses obscures.

Les espèces terrestres bioluminescentes étant moins nombreuses, Les lucioles nocturnes (de la famille des lampyridae) utilisent néanmoins la bioluminescence comme « feux d’atterrissage »  qui illuminent la feuille ou la brindille sur laquelle elles vont atterrir.

Luciole nocturne Luciole nocturne

Le diaphus, également appelé "Poisson Lampe-de-tête", possède à l'avant des yeux des cellules provocant une bioluminescence, il y a production de lumière dite "froide" peu consommatrice d'énergie. Il utilise cette bioluminescence pour voir au loin, cela éclaire son champ de vision binoculaire.


 

Bioluminescence spéciale : l'infrarouge

 Aristostomias Aristostomias

Le genre Malacosteus « le poisson dragon » et les genres Aristostomias et Pachystomias sont les seuls poissons qui produisent une bioluminescence rouge, grâce à un photophore placé sous chaque orbite, et un repli de peau sous leur œil les empêchant d'être éblouis par leur propre lumière.
 
Étant donné que la majeure partie de leurs proies ne sont pas capables de percevoir la lumière correspondant à ces longueurs d'onde (le rouge étant fortement absorbé en eau profonde, comme nous l'avons montré dans la partie précédente), ceci permet aux Malacosteus de chasser avec un faisceau de lumière "invisible", ce qui est d'autant plus intéressant que de nombreux crustacés rouges sont invisibles à la lumière bleue. Il peut donc approcher ses proies sans être repéré.
En résumé, il voit sans être vu, et voit ce que les autres ne peuvent pas voir !

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